Maou, Paris Xème

14 mai 2012 par Maou | Catégorie: Me myself and I, Numérique | 6 Commentaires

ça faisait un petit moment (ou pas?) que je n’avais pas fait une série d’autoportraits publiables sur le blog. J’ai profité du silence matinale de la maison familiale pour me tirer le portrait (j’ai même autoportraitisé mon dos !)

Vite fait, bien fait. Comme d’habitude.

Je m’en vais déguster le poulet coco revisité que j’ai préparé…

Bonne semaine à vous, merci pour vos commentaires, vos appréciations, vos encouragements et votre objectivité !

3 avril 2012 par Maou | Catégorie: Beaux-Arts | Pas de commentaires

 » Pitié pour la viande! Il n’y a pas de doute, la viande est l’objet le plus haut de la pitié de Bacon, son seul objet de pitié, sa pitié d’Anglo-Irlandais. Et sur ce point, c’est comme pour Soutine, avec son immense pitié de Juif. La viande n’est pas une chair morte, elle a gardé toutes les souffrances et pris sur soi toutes les couleurs de la chair vive. Tant de douleur convulsive et de vulnérabilité, mais aussi d’invention charmante, de couleur et d’acrobatie. Bacon ne dit pas « pitié pour les bêtes  » mais plutôt tout homme qui souffre est de la viande. La viande est la zone commune de l’homme et de la bête, leur zone d’indiscernabilité, elle est ce  » fait « , cet état même où le peintre s’identifie aux objets de son horreur ou de sa compassion. Le peintre est boucher certes, mais il est dans cette boucherie comme dans une église, avec la viande pour Crucifié ( » peinture  » de 1946). C’est seulement dans les boucheries que Bacon est un peintre religieux. « 

Gilles Deleuze (1989)

Francis Bacon – Autoportrait (date?)

Otto Dix – Autoportrait avec modèle nu (1923)

Claude Cahun – Que me veux-tu ? (1928)